TCGActu
Dossiers & guides

Bigflo ouvre Takara, sa boutique Pokémon à Toulouse

H Par Hugo Marchand · 9 June 2026
À Toulouse, Bigflo lance Takara, une boutique consacrée aux Pokémon : « Les prix seront adaptés à toutes les
Source : leparisien.fr

Le 5 décembre 2025, Bigflo — l’aîné du duo de rap toulousain Bigflo & Oli — a ouvert Takara, une boutique entièrement dédiée à l’univers Pokémon, dans le quartier Esquirol à Toulouse. Le nom vient du japonais et signifie « trésor ». L’espace propose des cartes accessibles à tous les budgets, des jeux vidéo et une vitrine consacrée à la collection privée du rappeur, dont certaines pièces valent plusieurs milliers d’euros.

D’un intérêt personnel à un projet commercial

La passion de Bigflo pour Pokémon n’est pas récente. Le rappeur de 32 ans a constitué sa propre collection au fil des années, au point de la décrire lui-même comme « un petit grenier avec ses pépites ». L’idée d’en faire une boutique lui est venue lors d’un séjour à Los Angeles, où il a découvert que le DJ américain Steve Aoki avait ouvert son propre magasin de cartes. « J’ai juste voulu le copier », confie-t-il avec humour.

Toulouse s’imposait comme lieu naturel. Bigflo y vit, y enregistre, et tient à y développer ses projets. « Paris, il y a assez de choses et de concurrence », dit-il. Takara s’installe rue de Metz, au sein du shop Crossover Manga, une enseigne déjà spécialisée dans les mangas et la culture japonaise — un ancrage cohérent pour une franchise née au Japon au milieu des années 1990.

Ce que propose le magasin

L’offre couvre un spectre large, volontairement. Bigflo a indiqué vouloir que le magasin accueille aussi bien un parent accompagnant un enfant sans expertise particulière qu’un grand collectionneur en quête de raretés. Côté prix, la fourchette s’étend de quelques euros à plusieurs milliers.

  • Cartes Pokémon neuves et cartes rares, dont certaines issues de la collection personnelle du rappeur
  • Jeux vidéo emblématiques de la franchise : Pokémon Rouge et Bleu, Pokémon X et Y, Pokémon Version Blanche 2
  • Livres et objets liés à l’univers Pokémon, sélectionnés par Bigflo lui-même
  • Une vitrine dédiée aux pièces les plus précieuses de sa collection privée

Cette vitrine est un élément clé de la proposition. Elle n’est pas là uniquement pour vendre : « Pour le show, j’aime présenter des cartes très chères », explique le rappeur. Autrement dit, certaines cartes exposées ont davantage une fonction d’attraction visuelle que de catalogue à vendre. Ce type de mise en scène est courant dans les boutiques de collection haut de gamme : une carte à 5 000 ou 10 000 euros dans une vitrine signale la crédibilité et l’expertise du lieu.

Enjeux pour les collectionneurs

L’ouverture d’une boutique par une personnalité publique connue pour sa collection n’est pas anodine sur le marché des cartes Pokémon. Elle crée une visibilité médiatique autour d’un segment — les cartes rares françaises et les jeux vidéo Pokémon vintage — qui reste porteur.

Les jeux vidéo cités par Bigflo illustrent bien cette logique de valeur. Pokémon Rouge et Bleu sur Game Boy, en boîte complète et en bon état, atteignent régulièrement des prix élevés sur les plateformes de revente, notamment pour les versions françaises. Les versions DS comme Blanche 2 ou X et Y, plus récentes, sont encore accessibles, mais leur cote tend à progresser à mesure que les générations de joueurs vieillissent et cherchent à retrouver leurs titres de jeunesse.

Du côté des cartes, la présence de pièces valant « plusieurs milliers d’euros » dans la collection privée de Bigflo correspond à ce que l’on trouve typiquement dans les collections constituées avec soin : cartes holographiques de première génération en PSA 9 ou PSA 10, éditions de base japonaises ou françaises en parfait état, promos rares distribuées lors d’événements officiels. Sans que le dossier détaille les références exactes, c’est dans cette fourchette que se situe le marché des cartes françaises les plus recherchées.

Un projet qui s’inscrit dans un contexte plus large

Bigflo & Oli diversifient leurs activités depuis plusieurs années. Son frère Oli a inauguré cette année une exposition au musée des Abattoirs de Toulouse consacrée à sa collection d’art contemporain — plus de 115 000 visiteurs, des œuvres d’Andy Warhol et Keith Haring à l’affiche. Les deux frères semblent emprunter des chemins parallèles : l’art plastique pour l’un, la culture pop japonaise pour l’autre.

Le mouvement est aussi symptomatique d’une époque. Depuis le boom des cartes Pokémon pendant la crise sanitaire de 2020-2021, de nombreuses personnalités médiatiques (rappeurs, sportifs, streamers) ont affiché publiquement leur collection, contribuant à faire grimper la demande et, dans leur sillage, les prix. L’ouverture d’un lieu physique est une étape supplémentaire : elle ancre la passion dans le réel et lui donne une forme durable.

Ce que ça change pour les amateurs toulousains

Pour les collectionneurs de la région, Takara représente une adresse de plus dans un marché local où les boutiques spécialisées restent moins nombreuses que dans les grandes métropoles comme Paris ou Lyon. La présence de cartes issues d’une collection privée constituée avec une logique de qualité — et non de simple revente en gros — peut offrir un accès à des pièces difficiles à trouver ailleurs.

À noter : comme dans toute boutique de collection, les prix pratiqués en magasin physique sont généralement au-dessus des cotes eBay « sold listings ». Avant d’acheter une carte rare chez Takara ou ailleurs, consultez les ventes récentes sur les plateformes de référence pour calibrer votre budget.

Le choix de s’installer dans Crossover Manga est aussi stratégique : le flux de clients existants, amateurs de culture japonaise au sens large, constitue un vivier naturel de futurs acheteurs de cartes Pokémon. Les deux univers — manga et JCC — se recoupent largement dans le profil des passionnés.

Takara en bref

Détail Information
Nom Takara (« trésor » en japonais)
Ouverture 5 décembre 2025
Adresse 16 rue de Metz, Toulouse (au sein de Crossover Manga)
Quartier Esquirol, centre-ville
Produits Cartes Pokémon, jeux vidéo, livres, objets dérivés
Fourchette de prix Quelques euros à plusieurs milliers d’euros

Questions fréquentes

Où se trouve la boutique Takara de Bigflo ?

Takara est installée au 16 rue de Metz à Toulouse, dans le quartier Esquirol, au sein de la boutique Crossover Manga spécialisée en culture japonaise.

Que vend-on chez Takara ?

Des cartes Pokémon (dont des cartes rares issues de la collection privée de Bigflo), des jeux vidéo Pokémon emblématiques comme Rouge et Bleu ou Blanche 2, des livres et des objets sélectionnés par le rappeur. Les prix vont de quelques euros à plusieurs milliers.

D'où vient le nom Takara ?

Takara signifie « trésor » en japonais. Bigflo décrit lui-même sa collection comme « un petit grenier avec ses pépites », d'où ce choix symbolique.

Pourquoi Bigflo s'est-il lancé dans ce projet ?

Il a été inspiré par le DJ Steve Aoki, qu'il a vu ouvrir son propre magasin de cartes à Los Angeles. Cette idée est restée dans un coin de sa tête jusqu'à ce qu'il décide de la concrétiser à Toulouse.

Les cartes exposées en vitrine sont-elles toutes à vendre ?

Pas nécessairement. Bigflo a indiqué vouloir exposer des cartes très chères « pour le show », c'est-à-dire pour illustrer la qualité de l'espace. Certaines pièces ont une vocation d'exposition plus que de vente directe.

H
Hugo Marchand
Hugo Marchand suit la cote et la valeur des cartes à collectionner depuis plus de dix ans. Il décortique les sorties, les raretés et les tendances du marché — sur le JCC Pokémon comme sur les autres grands jeux de cartes.
Des doublons ou une collection à revendre ?
Faites estimer et racheter vos cartes Pokémon